De l’autre côté des grillages…
Tout a commencé au début des années 2000, quelque part dans les virages sinueux du Tour de Corse. J’étais encore gamin, appareil photo en main, le cœur battant au rythme des moteurs… et à côté de moi, mon père, passionné de photo et de sport auto lui aussi. Un héritage, une émotion, une tradition — transmise à travers un viseur.
Depuis, l’odeur de l’asphalte chaud, les vrombissements rauques des moteurs, et cette frénésie propre aux paddocks ne m’ont jamais quitté.
📸 Mon œil, ma signature
Ce que je cherche dans chaque cliché ? Le filé parfait. Cette ligne entre vitesse et fixité. Cet instant suspendu où l’on sent encore le souffle du passage. J’aime figer le mouvement sans jamais lui ôter son énergie.
Je suis aussi, avouons-le, impitoyablement exigeant. Si une image n’est pas parfaitement nette, parfaitement tendue… elle finit à la corbeille, même si « elle passe » pour la plupart. Il paraît que je pinaille. Moi, je dis que je respecte chaque image comme un hommage au pilote, à la machine, à l’instant.
🛠 Mes terrains de chasse
Le Mans est un peu ma deuxième maison. J’y ai mes routines, mes virages fétiches, mes heures magiques où la lumière vient caresser les carrosseries comme une promesse. Je me fonds dans l’ambiance, je repère, j’anticipe. Et parfois, je me surprends à conseiller d’autres passionnés sur comment éviter les grillages…
C’est d’ailleurs là, un jour, qu’un spectateur m’a demandé où il pouvait retrouver mes photos. Une question simple… et un déclic puissant. Pourquoi garder tout ça pour moi ?
🚦Ce que je poursuis
Je ne me prends pas pour un génie de la photo. Mais je sais une chose : je veux vivre cette passion pleinement. Et peut-être, un jour, passer de l’autre côté des grillages, avec une accréditation officielle en poche. Ce serait plus qu’une reconnaissance. Ce serait un rêve d’enfant devenu réalité.
En attendant ? Je shoote. Je partage. Et je me donne les moyens de progresser. Pourquoi me faire confiance ? Parce que je ne lâche rien, ni sur le piqué, ni sur l’émotion, ni sur l’amour du sport auto.
